Traces de la marée noire à Pen-Bé


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"Les fissures s'étendent : le soir, le navire veut s'abriter à Donges. Mais la capitainerie de Saint-Nazaire refuse, car le bateau perd son fioul : avec le courant sur la Loire, il n'est pas possible de dresser un barrage flottant. L'Erika finit par se disloquer le lendemain, à 8 h. Les 26 membres d'équipage sont hélitreuillés, tandis que le pétrolier se coupe par le milieu...Quelque 20 000 t de fioul restent piégées dans les citernes et seront pompées, mais les 10 000 autres voguent en nappes gluantes, atteignant les côtes dès le 23 décembre. C'est à partir du jour de Noël et les suivants, à la faveur de la tempête, que les nappes noires souillent 100 des 135 km du littoral, avec une terrible intensité sur la presqu'île guérandaise. Plusieurs milliers de volontaires viennent spontanément ramasser les tonnes d'hydrocarbures, sans oublier le travail de longue haleine des professionnels, militaires, pompiers, personnels communaux.

Au total, 400 km de côtes polluées, 200 000 oiseaux disparus, 250 000 t de déchets. Le naufrage de l'Erika puis celui du Prestige ont amené la France à renforcer sa sécurité maritime et la lutte contre la pollution maritime."

 11 décembre 1999

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